Le 26 janvier dernier, Le Ministre des Transports publiait ce document au titre ronflant qui est le compte rendu des travaux du groupe des participants. Son contenu est assez décevant car peu novateur. L’inventaire des 68 actions produites est peu ambitieux et ressemble à un recueil de bonnes intentions… digne d’un programme électoral.
Dans sa première partie, le texte rédigé a le mérite de constituer un bon recueil d’arguments en faveur du vélo, s’appuyant sur quelques repères chiffrés généraux. C’est pour cette raison que j’ai pensé mettre ce texte sur le blog.
Lisez plutôt :
Plan vélo du Ministère des Transports janvier 2012 : résumé
La pratique du vélo (et de la marche à pied) ? Que des effets favorables :
Santé, un bénéfice très significatif :
Diminution de certaines pathologies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, hypertension artérielle, cancer du colon...). Effets favorables sur la santé mentale.
Donc une réduction des dépenses de santé. Pour la France, on évalue –selon une méthode OMS – à 5,6 milliards d’€ par an l’économie permise par l’usage actuel du vélo (environ 3 % des déplacements quotidiens). Elles pourraient représenter plus de 15 milliards d'€ avec une part modale de l'ordre de 10 % à 12 % pour le vélo.
Réduction des pollutions: polluants atmosphériques (particules, dioxyde d'azote, benzène...) et des Gaz à effet de serre (GES)
Le bilan 2010 sur Toulouse de l’indice de qualité de l’air montre que ce dernier n’est pas bon pendant 28% du temps, majoritairement à cause au trafic. (Source ORAMIP). La pollution est x par 2.5 en centre ville du fait de la recherche d’un stationnement = distances allongées. (250 à 300g de CO2 par Km). L’air présent dans l’habitacle des voitures est particulièrement impacté par ces pollutions.
Moindre dépendance à l’automobile, à ses contraintes et à son coût. Est-il normal de prendre son 4x4 pour aller acheter le pain à 1km le dimanche matin ? Dans notre ville, les quartiers les plus éloignés sont distants de moins de 2.5 Km du centre
Interrogés par des revues de l'automobile, 30 % à 50 % des automobilistes déclarent qu’ils en sont captifs et aimeraient vraiment pouvoir s’en passer !
Les collégiens(nes) de Jacou (Montpellier) – et de beaucoup d’autres collèges, choisissent le vélo à plus de 50 %, et jusqu’à 80 % à la belle saison.
Quelques chiffres pour caler les ordres de grandeur et nourrir les convictions
– Europe : pratique moyenne du vélo :
• 27 % dans les villes des Pays-Bas (de 15 % à 50 %) ; 18 % au Danemark ;
10 % à 20 % dans bon nombre de villes allemandes, suisses, flamandes
(Belgique), scandinaves ;
– France : pratique moyenne 3 %, dont :
Stasbourg 15 % (8% sur agglomération), 2 % à 3 % pour Paris, Lyon, Lille, 5 % à 6 % à Grenoble, Nantes...
8 % au cœur de Bordeaux, et (3 % à 4 % agglomération). Une augmentation importante de la pratique (multipliée par 2 ou 3 dans les villes citées sur 5/10ans).
Accidentalité :
Le nombre de cyclistes tués annuellement sur la route est passé de 350 dans les années 1990 à 150 en 2010 (dont 60 % hors agglomération), malgré l’augmentation sensible de la pratique cycliste.
La voiture n’est pas toujours nécessaire : selon une enquête, la moitié des déplacements automobiles en ville représente une distance inférieure à 3 km, et on sait moins que, 70 % à 80 % des clients des petits commerces n’emportent que de très petits colis (ou rien du tout).
Les objectifs généraux affichés par le PLAN :+ 1 % par an sur 2012-2020 de taux d'usage global.
Il propose ici de porter une attention particulière :
• à un objectif : « au travail à vélo » ;
• à une catégorie : les jeunes depuis l'école et surtout le collège ;
• à une pratique du loisir, sport, de la randonnée, du tourisme, de la promenade de proximité...et à ceux qui assurent le développement du vélo
Les actions : (résumées aux grands titres) :
Sécurisation des itinéraires cyclistes en et hors agglomération.
Adaptations de l’urbanisme et actions de sensibilisation.
Promotion du tourisme à vélo.
Renforcement du rôle de l’état (Ministère EDDTL, DREAL, DDT),
Aides diverses aux actions de valorisation.




La Gazette du Comminges, journal à
diffusion confidentielle de Saint-Gaudens publiait le 5 décembre 2011 un article, dont je vous laisse apprécier le haut niveau de sa polémique.